29 mai 2007
La fraise des bois ou...
24 mai 2007
Nature morte aux champignons
22 mai 2007
Pétales de lumière
21 mai 2007
Le bouquet
Pétale de lumière
16 mai 2007
La créature
L'appareil photographique, par principe, ne peut enregistrer que ce qui se trouve devant l'objectif au moment du déclenchement : une "réalité" instantanée sans passé ni avenir, qui n'existait pas une fraction de seconde avant la prise de vue et qui n'est plus aussitôt après.
Chaque photographie étant perçue comme une "limite", elle définit, en quelque sorte, une fin possible du monde. Pourtant chaque vision produit un résultat différent : deux personnes ne voient jamais la même chose, ni d'ailleurs la même personne à des moments différents. Il y a ici un paradoxe : la réalité morte contenue dans chaque photographie ne cesse d'évoluer, donc de vivre, au fur et à mesure que des regards, au fil du temps, en pétrissent l'objet. Chaque photo dissimule l'infini d'un univers d'où peut surgir à tout moment une étrange "créature"!
15 mai 2007
Transparences
14 mai 2007
Nature apprivoisée
Ces tortues qui s'entassent sur le même tronc d'arbre au bord de l'eau me rappellent les vacanciers qui s'agglutinent sur les plages l'été. Deux espèces en quête de soleil, la première pour sa survie, la seconde pour son plaisir. Bien que je n'ai personnellement jamais pris plaisir à aller sur la plage "en saison"!
Cette photo a aussi un "je ne sais quoi" d'étrange: de la cocasserie dans la situation de ces tortues, quasiment rangées en file indienne, imperturbables, sur ce tronc qui a l'air de couler! _ mais aussi une espèce de "décalage" légèrement perturbant. Je me demande si ce n'est pas du finalement à son côté préhistorique qui empêche toute référence temporelle. Lorsque j'ai fait cette photo, j'ai peut-être inconsciemment voyagé dans le passé vers une sorte de "Jurassic Park"!
11 mai 2007
Flore urbaine
Un N&B "re-colorié" pour accentuer l'opposition entre les fleurs jaunes et la rampe métallique.
Fleurs fragiles qui cherchent la lumière et la liberté en s'immisçant par les barreaux de leur cachot obscur. Une réflexion sur la prison que constitue notre environnement urbain moderne.
09 mai 2007
Nature et société
Suivant que l'on soit pessimiste ou optimiste cette composition peut s'interpréter de deux manières radicalement opposées.
Pour les premiers elle sera un symbole de destruction: la terre asphyxiée par les déchets de l'activité humaine, s'enfonçant lentement dans une boue polluée, malodorante et sans couleurs. Image d'une cruelle actualité!
Pour les seconds, elle symbolisera au contraire toute la force de la nature qui déjoue toujours tous les pièges et contourne tous les obstacles; en d'autres termes: qui s'adapte! Ainsi les plantes pionnières colonisent de nouveau cette terre-détritus que les humains égoïstes et prétentieux considéraient déjà comme éteinte. Un futur certes apocalyptique mais porteur d'espoir. À condition que l'Homme sache tirer les leçons de ses erreurs passées. Encore une alternative possible suivant que l'on soit pessimiste ou bien d'un optimiste incorrigible, voire naïf!
Bien d'autres interprétations sont évidemment possibles, que je ne connais pas. Mais une chose est sure, à son modeste niveau, cette photo m'émeut par justement tout ce potentiel de "message" qu'elle contient.










